
Le patinage de vitesse courte piste
Description du sport
Les compétitions de patinage de vitesse courte piste ont lieu sur une piste ovale de 111,12 m, sur une patinoire de 30 m sur 60 m. Parce que les virages sont serrés, il peut être difficile pour les patineurs de garder le contrôle. Les côtés de la patinoire sont donc recouverts de tapis protecteurs en mousse polyuréthane d’au moins 20 cm d’épaisseur et 1 m de hauteur. Les tapis sont couverts d’un matériau résistant à l’eau et aux coupures et doivent être attachés les uns aux autres ainsi qu’aux bandes de la patinoire. Certaines patinoires, dédiées au patinage de vitesse courte piste, ont commencé à utiliser un système de matelas qui ne requiert aucune planche, ce qui offre une sécurité additionnelle aux athlètes qui viennent s’y frapper à de grandes vitesses.
Courses
La compétition dure trois jours. Durant les coupes du monde, les hommes et les dames prennent par à trois épreuves, 500 m, 1 000 m et 1 500 m, en plus des relais d’au moins 3 000 m pour les dames et de 5 000 m pour les hommes. Au lieu de prendre le départ deux par deux, comme en patinage de vitesse, les patineurs partent en groupes de quatre à huit concurrents et un tirage au sort détermine la position des concurrents qui s’affronteront ensuite. Dans le cadre d’une course, la stratégie et les tactiques jouent un rôle primordial puisque la victoire revient souvent au patineur le plus rusé et non pas le plus rapide. En compétition internationale, seuls les deux meilleurs patineurs de chaque groupe, quart-de-finales et demi-finales se qualifieront pour les épreuves finales de 500 m, de 1 000 m, de 1 500 m.
La première place vaut 1 000 points, la deuxième place 800 points, la troisième place 640 points, la quatrième place 512 points, la cinquième place 410 points, la sixième place 328 points, la septième place 262 points, la huitième place 210 points, la neuvième place 168 points et la dixième place 134 points. Les patineurs classés de la onzième place jusqu’à la dernière place recevront aussi des points, la onzième place recevant un plus grand nombre de point que la dernière. Au cours de la saison, les athlètes participeront huit fois à chacune des épreuves et les 6 meilleurs résultats de chaque athlète seront additionnés pour obtenir le classement final.
Officiels
L’officiel en chef d’une compétition de patinage de vitesse courte piste est l’arbitre, qui supervise aussi l’affectation des patineurs au sein de groupes, vérifie si la surface de la glace est à refaire et surveille la course. De plus, l’arbitre et les arbitres auxiliaires s’assurent que l’épreuve se déroule selon les règles. Ils ont le pouvoir de disqualifier un patineur et également de le faire avancer à la ronde suivante s’il est tombé à la suite d’une une manœuvre déloyale de la part d’un concurrent.
L’officiel de départ est aussi un officiel important. Il voit à ce que tous les patineurs prennent un départ selon les règles. Les patineurs courte piste ont tous droit à un faux départ avant d’être disqualifiés.
Les chronométreurs sont là en cas de panne du système de chronométrage électronique, les juges à l’arrivée déterminent le classement final, les compteurs de tours vérifient le nombre de tours qu’il reste à faire dans la course afin de l’indiquer aux patineurs. Le compteur de tours sonne également une cloche au début du dernier tour.
Les préposées à la piste replacent les cônes déplacés et veillent à ce que les concurrents ne patinent pas à l’intérieur des cônes. Le préposé aux compétiteurs place les patineurs dans différents groupes, effectue un suivi des résultats et prépare le classement final.
Règlements
Les courses se déroulent dans le sens anti-horaire. Les dépassements sont permis, mais le concurrent qui dépasse est responsable de toutes les collisions qui pourraient survenir. Si un patineur se fait dépasser d’un tour de piste, il doit se déplacer au couloir extérieur et si ce dernier se fait dépasser de deux tours de piste, l’arbitre lui demandera d’abandonner la course.
Quelques règles de base s’appliquent aux dépassements. Le patineur en tête a toujours le droit de passage et le concurrent qui le dépasse doit veiller à éviter tout contact avec lui. L’infraction la plus fréquente survient lorsqu’un patineur tente de dépasser un adversaire par l’intérieur, près du cône au sommet du virage, un endroit toujours encombré. On dit alors qu’il charge les cônes. Un patineur expérimenté ne laisse personne s’approcher par l’intérieur et il peut, en respectant une direction linéaire, forcer un concurrent à s’éloigner et à prendre la voie extérieure. Le changement de ligne de progression ou la modification du parcours à la ligne d’arrivée constituent d’autres causes fréquentes de disqualification. Les concurrents doivent patiner en ligne droite depuis le virage jusqu’à la ligne d’arrivée. Le fait de modifier son parcours, vers l’intérieur ou vers l’extérieur, pour conserver son avance entraînera la disqualification.
Techniques et stratégies
Les patineurs de vitesse courte piste utilisent plusieurs des stratégies et des tactiques dont on se sert dans les courses d’athlétisme ou de cyclisme. Un athlète en bonne forme peut choisir de prendre la tête dès le début de la course, en espérant fatiguer ses compétiteurs. Un autre, peut choisir de conserver son énergie pour le sprint final ou encore de faire plusieurs sprints durant la course, dans le but de semer la confusion au sein du groupe. Quelle que soit la stratégie adoptée, une tactique de base pour tous les patineurs consiste à être au plus en deuxième ou troisième place, lorsqu’il ne reste que quatre ou cinq tours de piste à faire. Cela signifie qu’il y aura de nombreuses tentatives de dépassement, les patineurs essayant tous d’améliorer leur position. Le dépassement nécessite une accélération instantanée, de l’agilité, un bon équilibre et des nerfs d’acier.
Relais
Les courses à relais comprennent normalement quatre équipes de quatre patineurs. Chaque participant doit faire au minimum un tour de piste. Normalement, les concurrents d’une équipe patinent à tour de rôle changeant de place avec le patineur reposé. Ceux qui ne patinent pas se reposent, servent de relève au patineur en piste ou se préparent à recevoir le relais. Au lieu d’échanger un bâton, les patineurs n’ont qu’à toucher le nouveau patineur pour que l’échange se fasse. Afin de conserver l’élan, le nouveau patineur se place en position de base et attend la poussée venant du patineur sur piste. Dans le cas d’une chute, le patineur de relève peut toucher le patineur tombé pour continuer la course. Un coup de feu indiquera qu’il reste 3 tours de piste et qu’un seul échange peut avoir lieu. Le dernier patineur doit terminer les deux derniers tours de piste, à moins d’une chute. Le cas échéant, le patineur de relève peut toucher celui qui est tombé et reprendre la course.
Équipement
Dû aux virages serrés de l’anneau de patinage courte piste, il a fallu apporter d’importantes modifications aux patins de façon à assurer une maîtrise des virages à grande vitesse. La chaussure du patin est faite de fibre de verre moulée qui épouse la forme du pied du patineur. La lame est à peu près de la même longueur et de la même épaisseur que celle du patin utilisé en patinage de vitesse (de 38 à 45 cm de longueur et 1,25 mm de largeur) sauf qu’elle est plus courbée et décentrée vers la gauche afin que le patineur puisse se pencher davantage et pousser plus efficacement dans les tournants sans que la bottine ne touche la glace. Les lames sont arrondies aux extrémités.
Chaque patineur porte de l’équipement de protection dont un casque, fait d’une coquille dure qui s’attache sous le menton, des gants résistants aux coupures, des protège-genoux, des protège-tibias et un protège-gorge. Les vêtements en lycra sont les mêmes que ceux portés par les patineurs de vitesse sauf qu’ils ne possèdent pas le capuchon aérodynamique et les trous pour insérer les pouces. De récentes modifications aux règles quant à l’équipement rendent obligatoire l’utilisation d’un matériau résistant aux coupures, afin de réduire les blessures.